Depuis 2021, la Loi Climat et Résilience a un objectif clair : accélérer la transition environnementale en France, en faisant évoluer progressivement les pratiques des citoyens, des collectivités et des entreprises.
Pour atteindre cet objectif, la loi prévoit plus de 300 mesures dans de nombreux secteurs. Sont notamment concernés : les transports, les logements, la consommation, l’aménagement du territoire, l’alimentation, ou encore la protection de la biodiversité.
Ces mesures sont progressivement mises en œuvre depuis 2021, pour laisser à chaque secteur le temps de s’adapter. Et depuis le 22 août 2026, de nouvelles obligations s’appliquent dans le domaine de la commande publique, avec l’intégration systématique de critères environnementaux dans les appels d’offre publics.
Si ce changement ne concerne pas directement toutes les TPE et PME, il marque une transformation plus large des attentes du marché. Clients, partenaires, banques et donneurs d’ordre accordent de plus en plus d’importance aux enjeux environnementaux dans leurs relations avec les entreprises.
Comprendre ce qui change permet donc de mieux anticiper les évolutions à venir, de renforcer sa compétitivité et de saisir nouvelles opportunités de développement.
Ce qui change depuis le 22 août 2026
Depuis le 22 août 2026, le principal changement de la Loi Climat et Résilience concerne donc la commande publique.
Les acheteurs publics doivent désormais systématiquement intégrer des considérations environnementales dans leurs appels d’offre.
Concrètement, ça signifie que :
- Les marchés publics doivent intégrer des exigences environnementales à respecter pendant la réalisation du contrat,
- Un critère environnemental doit obligatoirement être pris en compte lors de l’analyse des offres,
- Le prix n’est plus le seul élément déterminant dans le choix du fournisseur.

En conclusion, la performance environnementale devient un critère de compétitivité important pour toutes les entreprises qui répondent à des appels d’offres publics.
Les TPE et PME sont-elles concernées ?
Même si les TPE et PME ne répondent pas toutes à des appels d’offre publics, elles restent concernées par la Loi Climat et Résilience. En effet, cette loi concerne surtout les donneurs d’ordres mais ces exigences s’appliquent progressivement à toute la chaine de valeur.
Par exemple, une PME qui fournit un grand groupe ou une entreprise titulaire d’un marché public peut désormais être amenée à fournir :
- des informations sur son impact environnemental ;
- des données sur sa consommation d’énergie ;
- des indicateurs liés à ses émissions de gaz à effet de serre ;
- des informations sur ses achats responsables ou la gestion de ses déchets.
Même si ces demandes existaient déjà dans certains secteurs, elles devraient se généraliser dans les mois qui viennent.
Pourquoi agir dès maintenant ?
Agir le plus rapidement possible pour structurer sa démarche environnementale est primordial. Cela va permettre aux TPE et PME d’anticiper par rapport à leurs concurrents et de saisir de nouvelles opportunités commerciales.

Mieux répondre aux appels d’offres
Dans les réponses aux appels d’offres, les critères environnementaux occupent maintenant une place plus importante. Pouvoir présenter des indicateurs fiables et des actions concrètes peut faire toute la différence face à des offres concurrentes aux prestations et aux prix similaires.
Répondre aux attentes
Les grandes entreprises doivent aussi respecter les critères environnementaux qui leur sont imposés. Pour les TPE et PME, être en capacité de prouver que des actions fiables et mesurables sont mises en place devient un véritable argument pour se démarquer de la concurrence.
Réduire ses coûts
Mesurer ses consommations permet souvent d’identifier rapidement des leviers de réduction des coûts. Pour l’énergie, les matières premières ou encore les déchets, c’est important de faire un état des lieux. Il permet d’identifier les axes d’amélioration prioritaires.
Préparer les futures évolutions réglementaires
Le cadre réglementaire continue d’évoluer, en France comme au niveau européen. Les entreprises qui disposent déjà de données environnementales seront mieux préparées aux prochaines exigences.

Par où commencer ?
Commencer par quelques étapes simples suffisent pour commencer une démarche de transition environnementale :
- Réaliser un état des lieux de ses consommations d’énergie,
- Identifier ses principales sources d’émissions de gaz à effet de serre,
- Suivre quelques indicateurs simples,
- Formaliser les premières actions mises en place,
- Sensibiliser et impliquer ses collaborateurs.
L’objectif est de construire progressivement une démarche adaptée à la taille et aux moyens de l’entreprise.
Se faire accompagner : la solution Evol’Up
Pour beaucoup de dirigeants de TPE et PME, la difficulté n’est pas de vouloir agir, mais de savoir par où commencer et comment structurer sa démarche. C’est précisément pour répondre à ce besoin qu’a été conçue Evol’Up.
Evol’Up est une solution dédiée à l’accompagnement des TPE et PME normandes dans leur transition environnementale.
Grâce à un suivi 100 % personnalisé, elle aide chaque entreprise à définir des objectifs adaptés à son ambition et à ses moyens, puis à les atteindre étape par étape.
Plutôt que de partir de zéro, les dirigeants peuvent ainsi s’appuyer sur un accompagnement concret et sur mesure pour passer à l’action, à leur rythme.

Ce qu’il faut retenir
L’été 2026 et la Loi Climat et Résilience ne créent pas de nouvelles obligations pour toutes les TPE et PME.
En revanche, ils marquent une évolution importante des attentes du marché, en particulier pour les entreprises qui répondent à des marchés publics ou travaillent avec de grands donneurs d’ordre.
La performance environnementale devient progressivement un véritable critère de différenciation commerciale.
Les entreprises qui commencent dès aujourd’hui à mesurer leurs impacts et à structurer leur démarche disposeront d’une longueur d’avance pour répondre aux attentes de leurs clients et saisir de nouvelles opportunités.
